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La qualité des milieux, de la contamination à la mesure de l’exposition

Les projets de recherche du LERES menés le plus souvent dans le cadre de l’IRSET ou de partenariat avec des organismes nationaux, internationaux ou des entreprises s’inscrivent principalement dans trois domaines de l’environnement et de la santé :

  • L’eau de consommation : de la ressource au robinet en étudiant les risques chimiques (substances dangereuses et émergentes), les risques microbiologiques (bactéries, virus…) et les changements climatiques (cyanobactéries, marées vertes…)
  • L’environnement intérieur (air et poussière) de l’habitat, des établissements recevant du public et les hôpitaux (métaux, composés organiques volatiles, composés semi-volatiles, moisissures, allergènes…)
  • La mesure de l’exposition via les matrices biologiques comme le sang, les cheveux et les urines.

L’eau de consommation

La qualité et la disponibilité de l’eau sont devenues une préoccupation majeure pour la sécurité alimentaire, les écosystèmes naturels et la protection de la population. Une production en eau potable sûre et fiable est essentielle pour la santé publique ainsi que pour le développement économique et d’autres fonctions sociales. Les systèmes d’approvisionnement en eau potable sont complexes et l’ensemble du système, de la source au robinet, doit être considéré afin de garantir sa qualité.

Dans ce contexte, les stratégies de gestion classique de l’eau seules ne peuvent pas faire face à cette complexité et des approches préventives/prédictives sont nécessaires pour identifier, caractériser puis faire face à des nouvelles pressions sur la qualité de l’eau.

Le LERES a identifié plusieurs de ces pressions et développe, en plus des méthodes conventionnelles, des méthodologies et outils permettant de mieux connaître leur occurrence et leurs conséquences. Ces développements visent à offrir des systèmes d’aide à la décision nouveaux et adaptés pour une gestion du risque plus efficace pour les eaux sanitaires, permettant une évaluation approfondie de l’acceptation des risques et l’identification des mesures les plus appropriées pour réduire les risques.

 La contamination de l’environnement intérieur

La majorité de la population française passe plus de 80 % de son temps à l’intérieur des bâtiments : les logements ou les établissements recevant du public (ERP) tel que les écoles, hôpitaux ou  bureaux.  L’environnement intérieur est un mélange complexe d’agents chimiques et biologiques et un impact sur la santé est suspecté ou confirmé, par exemple le formaldéhyde via l’air et le plomb via les poussières.

Dans ce contexte, le contrôle de la qualité de l’air des ERP et particulièrement des écoles s’est progressivement mis en place sur certains paramètres chimiques dans l’air et doit s’étendre dans les années à venir sur d’autres types d’établissements comme les hôpitaux et les établissements de santé (à échéance 2023).

Mais l’exposition en environnement intérieur est bien plus complexe et couvre d’autres familles de composés tels que les composés organiques semi-volatiles ou agents microbiologiques. Le LERES a développé des compétences dans la mesure de différents agents comme les composés organiques volatiles (COV), les composés semi-volatiles (COSV), les métaux (plomb notamment), les allergènes, les microorganismes (bactéries, virus, champignons) dans des matrices environnementales comme l’air, les poussières ou les surfaces.

La mesure de l’exposition dans les matrices biologiques

Les études épidémiologiques et les études d’évaluation de risque permettent d’évaluer l’impact de l’environnement sur la santé des populations. Dans les deux cas, l’évaluation de l’exposition est une étape cruciale. Elle peut se fonder sur la mesure de l’imprégnation du corps humain ou par la mesure des agents, substances ou leurs produits de dégradation dans les compartiments environnementaux selon la voie d’exposition (inhalation, ingestion, contact dermique).

Le LERES étend actuellement ses compétences analytiques aux matrices biologiques. Cette évaluation de l’exposition est menée en collaboration avec les autres équipes de recherche de l’IRSET dans le cadre d’une approche intégrée associant épidémiologistes, toxicologistes, pharmaciens, évaluateurs de risques, métrologistes, environnementalistes, biostatisticiens, médecins, anthropologues…

L’objectif est  de mieux préciser l’importance des différentes voies d’exposition afin d’apprécier la contribution de l’environnement à l’exposition totale des individus. Les substances et agents sont choisis selon leurs effets et prévalence de l’exposition. Les populations cibles sont notamment les enfants, les femmes enceintes et les professionnels. Les développements de méthode concernent les analyses de substances et de métabolites dans les matrices biologiques telles que des pesticides dans les urines et le plasma ou des métaux dans le sang, les cheveux.

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